Personnalités religieuses

 

 

Prêtres

 

On découvre dans les archives quelques personnalités religieuses dont la destinée mérite une mention particulière.

  • Jodocus Prin (1718-1792)

    Fils de Christophe Prin et de Marie-Catherine Chatagny, elle-même soeur de Claude Chatagny, l’ancêtre commun de tous les Chatagny, Jodocus choisit la prêtrise et deviendra l’aumônier de la famille de Louis d’Affry, premier landamman de la Suisse. Voici ce qu’écrit de lui Louis d’Affry dans une autobiographie inachevée citée par Georges Andrey dans son livre « Louis d’Affry » p. 35 : « L’époque de l’instruction étant arrivée, je fus mis à la maison dans les mains d’un ecclésiastique qui en était l’aumônier. Ce brave homme était du village de Corserey ; il se nommait l’abbé Prin. S’étant essentiellement occupé des connaissances relatives à son état, il avait peu d’instruction en d’autres matières. Il m’apprit à lire, à écrire et ma religion ; quand je sus ces trois choses, j’en savais autant que lui. » A l’âge de 10 ans Louis d’Affry rejoint son père à Paris. Un soir, il assiste à un opéra avec sa famille et l’abbé Prin. Le futur landamman raconte : « Je n’y compris rien mais je fus émerveillé. L’abbé Prin qui était un spectacle lui-même, pour ceux qui étaient près de notre loge, crut que ces ballets étaient dansés par des anges, et il dit à mon père que ce qu’il voyait lui donnait une idée du paradis. Mon père fut charmé et le ressouvenir l’a fait rire pendant toute sa vie ». L’abbé Jodocus Prin est décédé dans la maison des d’Affry à Fribourg en 1792. Un inventaire de ses effets personnels y a été établi en présence de membres de sa famille. On trouve ce document dans les archives paroissiales. 
    Rien d’extraordinaire: meubles, livres, vêtements, reconnaissances de dettes, etc.

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Archives paroissiales

  • Joseph Wicht (1822-1906)

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Parmi les chapelains qui ont desservi le village de Corserey au 19ème siècle, il en est un qui a laissé de nombreuses traces dans les archives: Dom Joseph Wicht. Chapelain entre 1856 et 1893, il a su convaincre les autorités villageoises d’augmenter le bénéfice, de construire une nouvelle chapelle, laquelle allait devenir église paroissiale en 1900. Préoccupé par les droits d’eau, et notamment ceux de la cure, il a laissé un plan du centre du village en 1860, qui montre l’emplacement de l’ancienne chapelle dans l’actuelle cour de l’école, à côté de l’école et de la laiterie. 

Il a établi un inventaire des documents d’archive se trouvant sous l’autel et a fait plusieurs présentations à la Société d’histoire de Fribourg, notamment  sur l’importance de Corserey dans les temps anciens. Il donne des détails intéressants sur les vitraux de l’ancienne chapelle. Le sacristain les aurait vendus à vil prix à une personne qui estimait qu’ils assombrissaient trop la chapelle. L’amateur avait promis de revenir installer des verres transparents, mais « comme maître Renard, il ne reparut jamais», écrit le chapelain. Il décrit dans tous les détails le seul vitrail sauvé du désastre grâce à des fissures qui empêchaient son déplacement, mais, quelques années plus tard, l’objet se retrouve chez un antiquaire de Fribourg. Il avait été vendu par… le chapelain Wicht, à l’insu des autorités! Il a fallu l’intervention du Conseil d’Etat pour que la communauté retrouve son bien.

  • Jacques Chatagny (1711-1768)

Fils de Jean Nicolas et de Marie Françoise née Paris, c’était le demi-frère de Claude, l’ancêtre de tous les Chatagny. Il fut chapelain de Belfaux de 1738 à 1768. Il y fut aussi maître d’école. On retrouve dans les archives communales plusieurs documents lui appartenant, dont cette reconnaissance de dette établie en 1768 qui porte sa signature.

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  • Louis Jacques Chatagny (1867-1952)

De la famille des “Frisés”, il est le cadet d’une famille de 9 enfants. Ordonné prêtre en 1894, il fut d’abord vicaire à Genève, aux Eaux-Vives, puis chanoine et professeur au pensionnat Saint-Charles de Romont.  En 1903, il est nommé curé de Farvagny. Il consacrera 43 ans de sa vie à cette paroisse et au décanat Saint-Protais dont il a été le doyen.

Atteint dans sa santé, il a souhaité terminer sa vie dans son village natal. Une plaque au cimetière de Corserey rappelle sa mémoire.

  • Léon Chatagny (1914-1993)

Neveu du précédent, il dit sa première messe à Corserey le 14 juillet 1940. Il est désigné vicaire à Yverdon puis à Farvagny. Il remplacera son oncle comme curé de cette même paroisse en 1947. Plus tard, il exercera son ministère à la Roche puis comme aumônier à l’hôpital de Billens. 

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  • Hubert Chatagny (1937-1998)

Fils de Pierre et d’Esther née Clément, Hubert est ordonné prêtre en 1963. Vicaire à la paroisse de Notre-Dame à Lausanne, curé de Vallorbe puis de Ste-Croix, il exercera l’entier de son ministère dans des paroisses catholiques vaudoises. Il sera appelé par Mgr Bürcher à la charge de délégué épiscopal pour le canton de Vaud parallèlement à sa fonction d’aumônier de la prison de Lonay. Il est décédé des suites d'un cancer en 1998.

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  • Léon Chatagny (1940-2021)

Frère du précédent, Léon est né est 1940 et a été ordonné prêtre en 1967. Il est nommé vicaire à la paroisse du Saint-Rédempteur à Lausanne, puis administrateur de la paroisse de la Chaux-de-Fonds, curé de Nyon puis curé de la paroisse de Saint-André à Lausanne. C’est dans la paroisse catholique de Payerne qu’il exercera son ministère le plus longtemps, avant de poursuivre à Genève. Retraité, il reviendra en terre fribourgeoise, à Romont, où il restera très actif dans l’unité pastorale Sainte-Marguerite- Bays. Il est décédé le 11 juillet 2021.

Prêtres de la paroisse de Corserey

 
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Carte retrouvée telle quelle dans les archives, sans légende… Qui reconnaîtra ces chapelains et curés de Corserey?

Prêtres ayant desservi la paroisse de Corserey

1900-1907      Constant Jacob
1907-1912      Isidore Joye
1912-1923      Pierre Udalrich Biolley
1923-1927      Jean Gicot
1927-1937      Emmanuel  Dupraz
1937-1946      Jean Overney
1946-1952      Joseph Equey
1952-1958      Placide Maudonnet
1958-1960      François Gremaud
1960-1986      Italo Joseph Madaschi,
dernier prêtre  résident
1986-2000      Pierre Gumy, qui est aussi curé de Prez
dès 2000        Plusieurs responsables de secteurs

Présidents de la paroisse de Corserey

1900    Defferrard Victor

1901    Chatagny Eugène

1907    Chatagny Charles

1918    Chatagny Arsène

1919    Chatagny Alphonse

1926    Vuarnoz Louis de Théodore

1930    Vuarnoz Victor

1938    Chatagny Henri

1962    Chatagny Jean

1974    Brülhart Séraphin

1982    Jacquat Gilbert

1991    Chatagny Francis

2001    Vuarnoz Charly

2016    Vuichard Andrey Nadine

2020    Fusion avec la paroisse de Prez

Religieuses ressortissantes  du village

 

 

Un grand merci à l’archiviste actuelle, Soeur Monique, qui m’a transmis les biographies et photos des sept religieuses de Corserey membres de sa Congrégation.

  • Jeanne Clément (1924-1995); en religion, Soeur Jeanne-Stanislas

Jeanne était la cadette de la grande famille des Clément du Battendey. Toute jeune, elle s’est sentie attirée par la vie religieuse. A quinze ans, son choix était fait: elle entrait dans l’Oeuvre de Saint-Paul. Sa vie fut partout missionnaire: 26 ans dans les Imprimeries Saint-Paul de Fribourg, d’Issy-les-Moulineaux et de Bar-le-Duc; 3 ans à l’Imprimerie Antillaise de Fort-de France (Martinique) et 9 ans à l’Imprimerie Saint-Paul, au service de la mission de Fianarantsoa (Madagascar).
 

Revenue à Fribourg, elle classa avec minutie les archives de l’Oeuvre de Saint-Paul pendant de longues années. Avec le même amour, elle élabora le Calendrier de Saint-Paul et s’engagea dans la paroisse du Christ-Roi et de la vie de l’Eglise locale, jusqu’au jour où l’épreuve de la maladie vint mettre un terme à ses activités.
 

En pleine conscience et en toute confiance, jusqu’au bout, elle assuma sa souffrance unie à la Passion du Christ. La veille de sa mort, elle pouvait dire: “Dans la nuit, l’amour de Dieu s’est manifesté à moi et j’ai tout compris. Demain, je partirai…”

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  • Anna Clément (1922-1995); en religion, Soeur Anna-Alphonse

Dès ses jeunes années, Anna apprit le sens du service au sein de la famille d’Alfred et Virginie Clément du Battendey. A l’âge de 21 ans, elle entra dans l’Oeuvre de Saint-Paul, quatre mois avant sa jeune soeur Jeanne.

Ses humbles travaux, tout empreints de simplicité, ont été au service de la communauté de Fribourg, à la cuisine, à la lingerie, au ménage. Ses quinze dernières années furent traversées par la souffrance, qui la rendit de plus en plus dépendante des soins dévoués de son entourage.

Alors que ses consoeurs chantaient auprès d’elle le Salve Regina, Soeur Anna-Alphonse s’est endormie dans une grande paix, dix-huit jours après sa soeur Jeanne.

  • Virginie Chatagny (1915-2002); en religion, Soeur Virginie-Augustin

Cadette des 9 enfants (ayant survécu) de Charles Chatagny et Célina née Vuarnoz, Virginie est entrée très tôt dans l’Oeuvre de Saint-Paul à Fribourg. En 1933, elle s’engage par la profession religieuse à “vivre le Christ et à l’annoncer par la presse”. Après un temps de formation en typographie, elle connaît tous les rouages techniques de la mise en page du quotidien La Liberté, de la composition à la main, à la présentation des livres. Quatre ans plus tard, elle est nommée directrice de l’atelier de composition, d’abord à Fribourg puis à Bar-le-Duc. En 1954, elle est envoyée en mission à Dakar où s’ouvre une nouvelle fondation de l’Oeuvre de Saint-Paul. Elle embarque à Marseille avec deux consoeurs et prend la responsabilité de l’implantation. Pendant neuf ans, elle sera supérieure de la communauté et directrice de l’imprimerie. Elle rendra les mêmes services à Yaoundé au Cameroun. Son itinéraire professionnel passera encore par Issy-les-Moulineaux, dans la banlieue de Paris.

Très appréciée pour son travail, son zèle apostolique, son amabilité et son dévouement, Soeur Virginie-Augustin a laissé partout un excellent souvenir. A l’âge de la retraite, éprouvée par la maladie, sa vie de prières est devenue offrande et louange.

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  • Emma Louise Perriard (1912-1983); en religion, Sœur Emma-Marie-Thérèse

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Elle était la cadette des 12 enfants d’Alphonse Perriard et de Louise née Bucher. Entrée dans l’Œuvre de Saint-Paul en 1930, elle travailla d’abord à l’atelier de composition de Fribourg. En 1938 elle est envoyée à Bar-le-Duc (France) où elle travailla à l’atelier de composition et de brochage. Elle y connut la guerre qu’elle décrivait ainsi dans sa correspondance avec les siens: « Quand le bruit lugubre de la sirène se faisait entendre, on savait ce que cela voulait dire. On quittait rapidement son travail, ou son repas, ou son lit, on prenait son masque à gaz et on descendait à la cave...Oui, toujours à la cave, comme des enfants pas sages… ».
 

En avril 1946, Sœur Emma Marie-Thérèse revint à la maison-mère pour y consolider sa santé gravement altérée. Elle aimait lire les Saintes Ecritures et tenait beaucoup à méditer dans son cœur la parole de Dieu proposée par la liturgie. Elle avait noté cette phrase de Saint Ambroise: « Dieu se promène avec moi dans le paradis lorsque je lis les Ecritures».
 

Peu à peu, elle reprit ses activités à l’atelier de composition de Fribourg. Mais une allergie au plomb l’obligea à changer d’orientation et elle commença courageusement un apprentissage à la monotype. Elle y travailla plus de dix ans puis se mit au service des Editions Cartes et Images de Saint-Paul. Après avoir fait une mauvaise chute au réfectoire, elle s’en alla, victime d’un malaise dans l’après-midi du 26 mars 1983. 
 

La discrétion, le silence et la prière ont marqué sa vie terrestre.

  • Agathe Binggeli (1917-1999); en religion, Soeur Agathe-Gabriel Binggeli

  • Geneviève Binggeli (1910-2007); en religion, Soeur Geneviève-Joseph

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Fille de Joseph Binggeli et d’Emma née Bise, Agathe est entrée dans l’Oeuvre de Saint-Paul à l’âge de 16 ans. Toujours attentive aux autres, elle accomplissait avec amour les tâches les plus humbles mais combien appréciées au service de la communauté de Fribourg. 

Au terme d’une vie empreinte de simplicité et de modestie, elle s’est endormie le 1er mars 1999, entourée de ses Soeurs et de ses infirmières.

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Née à Prévondavaux le 18 octobre 1910 dans la famille de Joseph-Théophile Binggeli et d’Emma née Bise, Geneviève est la fille aînée de la famille qui comptera huit filles, dont trois Soeurs de Saint-Paul.
Entrée dans l’Oeuvre de Saint-Paul à 15 ans, elle devient une habile linotypiste, doublée d’une metteuse en pages, au service du quotidien « La Liberté ». De 1960 à 1966, c’est à l’imprimerie Saint-Paul de Dakar qu’elle compose les journaux de l’Eglise locale. De retour à Fribourg, elle retrouvera sa chère « Liberté » jusqu’en 1989.
Sa longue retraite fut rayonnante d’un sourire de chaque jour, témoin de son intimité avec Celui auquel elle a tout donné pendant 78 années de vie religieuse.

  • Jeanne Binggeli (1922-2016); en religion, Soeur Jeanne-Geneviève

Fille de Joseph-Théophile et d’Emma, née Bise, elle entre à 14 ans dans l’Oeuvre de Saint-Paul et rejoint ses deux soeurs Geneviève et Agathe. Les trois premières années sont consacrées à sa formation à la vie religieuse, puis elle sera assignée au secteur de La Liberté (linotypie et mise en pages). Après 23 ans passés à la maison-mère, elle sera envoyée à Bar-le-Duc. Atteinte dans sa santé, elle reviendra à Fribourg où elle continuera à rendre des services à la réception, à la sacristie et dans différents services communautaires. Dès 2016, elle est prise en charge par l’Institution de santé pour les religieuses et religieux de Fribourg, site de Saint-Paul.

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A l’origine de cette vocation, une maman qui, alors que vous étiez toute petite encore - me disiez-vous- vous parlait de la vie religieuse avec conviction. Et ce bon père qui, après quelque résistance bien compréhensive pour votre jeune âge, céda enfin et accepta que vous suiviez les desseins du Seigneur sur vous.

Rd Père P. Emonet, O.P. de Saint-Hyacinthe, à l'occasion du jubilé d'or de sa profession religieuse

Soeur Marguerite-Marie Chatagny fille de

Louise est la fille de Célestin Chatagny et de Mélanie, née Monney. Elle a deux frères, Augustin et Louis, et deux soeurs, Anna (Currat) et Clara (Gisler). Elle entre au couvent des Dominicaines d’Estavayer à l’âge de 16 ans et n’en ressortira qu’à de rares occasions, pour des raisons médicales uniquement. Elle a pourtant gardé des contacts avec sa famille tout au long de sa vie: relations épistolaires régulières, visites, derrière les grilles du couvent, de ses frères et soeurs, neveux et nièces, cultivant avec chacun des liens affectueux.

En 1967, elle fête dans sa communauté les 50 ans de sa profession religieuse. Le Père P. Emonet, O.P. de Saint-Hyacinthe, relève la présence des membres de sa nombreuse famille venus entourer leur parente et témoigner que “derrière ces murs, il y a un coeur que Dieu n’a pas voulu fermer, bien au contraire, qu’il y a, derrière ces grilles, une sollicitude qui veille sur eux et une prière qui les rejoint mystérieusement dans le monde”.

  • Marie Joséphine dite Louise Chatagny (1899-1977); en religion Soeur Marguerite-Marie

  • Séraphique Vuarnoz (1841-1894);
    en religion, Mère Rose-Marie

     

    Fille de Pierre Vuarnoz et de Marguerite, née Lutzelschwab, de Chénens, Séraphique a pris l’habit des dominicaines d’Estavayer en 1861. Elue à deux reprises prieure de sa communauté, elle occupait la charge de maîtresse des novices. Il est dit de cette religieuse de grand mérite qu’elle avait une volonté forte et un caractère énergique. Grâce à sa ténacité, son esprit juste et positif, elle sut, en des temps difficiles, gérer admirablement les affaires de la communauté. elle fut également très aimée de ses novices lorsqu’elle eut à les diriger.

  • Florence Vuarnoz (1832-1905); en religion Soeur Marie-Emilie de Saint-Dominique

    Fille de Joseph Vuarnoz et d’Anne Marie née Vuarnoz, elle devint Soeur Marie Emilie de Saint-Dominique le 6 août 1863. Âme loyale, généreuse, elle fut d’un grand dévouement pour toute sa communauté. Très dure pour elle-même et très compatissante envers ses soeurs, elle supporta la maladie avec grande patience. Elle mourut, selon ses voeux, le jour du Saint-Rosaire, le 1er octobre 1905.

  • Marie Euphrasie Vuarnoz (1826-1896) ; en religion Mère Marie-Stéphanie de Saint-Dominique

    Fille de Joseph Vuarnoz et de Madeleine, née Chatagny, Euphrasie entre au couvent d’Estavayer à 41 ans. Elle était rompue aux gros travaux de la campagne. On raconte d’elle qu’elle se plaisait, particulièrement à l’époque de la rentrée des foins ou des moissons, à s’occuper des attelages. Elle s’y entendait parfaitement. On comprend dès lors à quel changement elle dut s’astreindre dans la vie religieuse. Avec une grand bonne volonté, elle surmonta tous les obstacles, devint sous-maîtresse des novices et maîtresse des soeurs converses. On assure qu’au moment de sa désignation à cette dernière fonction, elle a dit: “ Cette fois, ma Mère, vous avez fait comme Notre Seigneur lorsqu’il a choisi ses apôtres: vous aussi vous avez choisi ce qu’il y a de plus ignorant et de plus mal appris dans la communauté.” Elle connut, dit-on, à un mois près la date de sa mort (14 avril 1896) alors qu’elle était en parfaite santé.

  • Marie Pétronille Vuarnoz (1868-1935); en religion Soeur Marie-Thomas

    Fille de Félix Vuarnoz et de Marie, née Crausaz, elle était la nièce de Mère Marie-Stéphanie. Elle étudia l’allemand et la musique au pensionnat de Tavel. Ses connaissances lui valurent une entrée financièrement réduite au couvent des Dominicaines d’Estavayer où elle passa 48 ans. Sous une apparence toute menue, elle cachait une volonté de fer. Dans les dernières années de sa vie, elle fut sous-prieure. Elle exerçait en plus les fonctions de pharmacienne et de bibliothécaire. Elle se plaisait à trottiner par les allées à la recherche d’herbes de la Saint-Jean.

  • Source: Vuarnoz.ch, René Vuarnoz

Cette congrégation, installée à Brünisberg au-dessus de Bourguillon, abrite des religieuses qui firent pendant longtemps les beaux jours des hôpitaux de Fribourg, tant à l’Hôpital des Bourgeois qu’à l’ancien Hôpital cantonal.

  • Séraphine Vuarnoz (1875-1943); en religion, Soeur Thérèse

    Fille d’Auguste Vuarnoz et de Victorine, née Deillon, elle entra très jeune dans la Congrégation des Soeurs hospitalières. Elle fit toute sa carrière à l’Hôpital des Bourgeois. Elle fut désignée Supérieure pendant une dizaine d’années et préposée au service de la pharmacie. Elle se dévoua sans compter pour le bien des malades. Immobilisée elle-même par la maladie, elle dut, de son lit, diriger sa communauté, le personnel et le ménage de l’hôpital.

     

  • Cécile Perriard (1908-1975); en religion, Soeur Marguerite

    Cécile était la fille d’Alphonse Perriard et de Louise, née Bucher. Cette famille d’agriculteurs comptait 12 enfants, dont Soeur Emma, de l’Oeuvre de Saint-Paul (voir plus haut) et Soeur Anne-Louise, de la Congrégation des Soeurs de Menzingen (voir ci-après).

    Elle fit son postulat à l’Hôpital des Bourgeois, fréquenta l’école d’infirmières et débuta à l’Hôpital cantonal dans le service de chirurgie. On la trouva ensuite, dès 1950 à Humilimont, puis, dès 1957, au Foyer Notre-Dame Auxiliatrice de Siviriez. Elle eut la responsabilité, non seulement des pensionnaires, mais de toute l’administration intérieure. Que d’améliorations et de transformations dans cette maison pendant les seize années qu’elle y passa. Atteinte dans sa santé, elle rejoignit la maison-mère de Brünisberg où elle s’éteignit à l’âge de 68 ans.

    Elle laissé le souvenir d’une religieuse toute dévouée au service des malades.

     

  • Marie-Dominique Perriard (1927-2014); en religion, Soeur Marie-Dominique
    Fille d’Emile Perriard et d’Alice, née Dougoud, elle était la nièce de la précédente.

     

  • Céline Emma Chatagny (1914-1947); en religion, Soeur Benedicta

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Fille du député Louis Chatagny et de Joséphine, née Vuarnoz, elle est décédée à 33 ans déjà, après une longue maladie, dans la 8ème année de sa Profession religieuse.

  • Ida Chatagny (1900-1952); en religion, Soeur Antonie

Fille d’Isidore Chatagny et d’Eugénie née Guisolan, elle était la quatrième d’une famille de 13 enfants installée à Onnens. Entrée au monastère de la Maigrauge en 1925, elle a choisi de consacrer sa vie à Dieu. Prière, lecture et travail ont émaillé ses journées. A côté de sa vie monastique, elle était Procureuse, c’est-à-dire responsable de l’administration du couvent et de ses propriétés, dont deux domaines agricoles.

  •  Source: Nervo.ch, Jean-Marie Barras

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  • Source: Congrégation, Soeur Nicole 

  • Adélaïde Perriard (1911-1994); en religion, Soeur Anne-Louise

Adélaïde était la fille d’Alphonse Perriard et de Louise née Bucher. Cette famille d’agriculteurs comptait 12 enfants, dont Soeur Emma, de l’Oeuvre de Saint-Paul, et Soeur Marguerite, de la Congrégation des Soeurs hospitalières de Sainte-Marthe.

Elle choisit de devenir institutrice et entre dans la congrégation des Soeurs de la Sainte-Croix de Menzingen. Elle débute dans l'enseignement et l'apostolat à Cottens en 1931. Vingt ans plus tard, elle  oeuvre au Crêt où, en pédagogue très compétente, elle enseignera pendant 24 ans. Elle vouera ses dernières forces à la paroisse, comme gouvernante de cure et bras droit du curé Ménétrey.

Soeur Anne-Louise semait la joie par sa façon positive de regarder la vie.